Quoi de neuf sur le CPF ?


« La liberté de choisir son avenir professionnel » au cœur du débat

Muriel Pénicaud, ministre du travail, l’avait déjà évoqué le mois dernier, c’est « la liberté de choisir son avenir professionnel » qui est au cœur des discussions de l’Assemblée nationale et qui sera débattue sérieusement dès le 11 juin prochain.

Le saviez-vous, votre employeur vous reçoit en entretien professionnel tous les 2 ans afin de déterminer vos besoins en termes de formation et de créer une motivation et une dynamique dans le cadre de votre évolution professionnelle.

Un projet de loi axé sur la liberté de « choisir son avenir professionnel » envisage que l’entretien ait lieu plus souvent, ou quoi qu’il en soit, que cette périodicité soit adaptée au cadre professionnel, selon les branches d’activité et selon un accord collectif d’entreprise ou de branche.

Ce qu’il manque au débat pour l’iFRAP

Cette Fondation reconnue aujourd’hui d’utilité publique, base son action sur la recherche concernant les administrations et les politiques publiques, le but étant la performance des dépenses publiques.

C’est ainsi que dans son article du 24 mai dernier, l’iFRAP pointe une somme de manquements qui pourraient accompagner efficacement les réformes sur le CPF.

L’iFRAP pointe entre autres une série de mesures pour un rapprochement entre l’apprentissage et la formation professionnelle. S’il y a un problème à traiter c’est en effet à la racine qu’il faut le prendre.

Parmi les propositions proposées par l’iFRAP, certaines méritent qu’on s’y attarde, comme par exemple :

  • le fait de faire fusionner lycées professionnels et CFA, de supprimer le CAP et le BEP, permettant ainsi l’obtention d’un bac pro en apprentissage. Une proposition qui s’accompagne en parallèle, de la fin du collège unique.
  • le fait de permettre de nouveau l’apprentissage avant 14 ans. Une proposition déjà évoquée en 2017 par Patrick Hetzel à l’assemblée nationale. L’argument étant de permettre aux élèves à qui le système actuel ne convient pas ou plus, de choisir une autre voie, qui ne soit pas une voie de garage.
  • le fait de réduire à 2 les circuits de formation : pour les individus, un CPF chargé en euros, liquidable, accessible aux actifs et abondé selon les accords de branche. Pour les entreprises, les plans de développement des compétences établis avec les branches et les régions. On se demande alors si une coopération entre entre régions et entreprises pourrait être possible.

D’autres propositions liées à la gestion des CFA et aux diverses taxes associées sont évoquées, dans l’article de l’iFRAP du 24 mai.

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